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LOGI-MAP, un nouveau site pour la recherche d’un logement, plutôt futuriste, basé sur le système de Google Earth [1].

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www.centpapiers.com

Ses buts, ses objectifs:

“Plateforme québécoise de journalisme citoyen”, tel se décrit lui-même le site CentPapiers. Ainsi, ce dernier fait référence à l’universalité de son accès, à son ouverture à tous. “CentPapiers est un média libre, participatif et ouvert, à travers lequel le citoyen peut partager l’information comme bon lui semble”, semble être la croix et la bannière de ses créateurs. Le terme citoyen prend toute son importance, dans le sens où il rappelle les notions de devoirs, de responsabilité, du bien-être de la communauté, éléments primordiaux dans ce que l’on considère comme le journalisme de qualité.

Ce site québécois, fruit de la collaboration entre Olivier Niquet et Jean-Philipp Wauthier, fondé depuis mai 2006, est la concrétisation d’une multitude d’idées, basée sur les technologies de la communication et de l’information afin de servir au bien commun dans ce gigantesque milieu qu’est l’information. Un précédent projet avait déjà été mis sur pied deux ans auparavant, Les chroniques de l’Internouille, qui lui, fort d’un très grand succès, reste un blog d’actualité.

CentPapiers met donc à disposition de l’information organisée/écrite/mise en avant par des internautes, ou plutôt par des citoyens comme il aime à les nommer, ce qui permet de garantir une interactivité entre ces derniers et le site, de se rapprocher au plus près de leurs intérêts et de leurs envies et de promouvoir des débats ou des discussions sur des sujets qui trouvent un réel écho auprès des lecteurs.

Ce site se refuse à tout dérapage rédactionnel ou sabotage de la part d’internautes en procédant à une évaluation des écrits qui lui sont soumis par un comité éditorial (composé de membres fondateurs et de rédacteurs qui ont fait le demande d’intégrer le comité), qui veille au bien fondé des propos tenus, afin de garantir une totale crédibilité. Les articles contenant de la diffamation ou un manque de respect de la sphère privée sont également pénalisés par leur non-publication. En dehors de ce contrôle préalable, que l’on pourrait nommer éthique des articles proposés, cette plateforme de publication ne procède à aucune forme de censure, étant donné l’importance à ses yeux de la liberté de l’information au sens le plus stricte possible. Visible immédiatement sur l’en-tête du site, les deux petits mots “média libre” montrent l’envie toujours plus grande de conserver une certaine indépendance intellectuelle et réflexive sur le monde qui nous entoure, lui-même dirigé par la mondialisation et par conséquent, la difficulté de penser par soi-même.

L’autre objectif de ce site est de se développer dans le plus de régions québécoises et francophones possible, afin de garantir une certaine proximité de l’information, mais également d’être toujours plus proche de la population.

Ses fonctionnalités

De l’intérieur…

Il est très simple de devenir un rédacteur de CentPapiers: il suffit de s’inscrire, ou plutôt de se “logger” et ainsi obtenir un identifiant, sorte de pseudo qui correspond à son identité virtuelle. Ensuite, il suffit de soumettre ses articles ou ses billets d’opinion, que l’on peut enrichir avec divers médias (vidéos, sons, images) et attendre l’approbation du comité éditorial. Bien que le site se veuille très sérieux et fiable, on trouve également des interventions sur des thématiques un peu plus légères et je peux citer en exemple cette vidéo envoyée par Stephane Waffo [1]. Elle est même restée sept fois en vedette!

De l’extérieur…

Le site se présente de manière assez sobre et correspond graphiquement à ses exigences de “qualité, de fiabilité et de constance”. Il s’organise à travers des rubriques, qui englobent toutes les thématiques centrales de l’actualité mondiale (cinéma, politique, sciences), avec bien entendu la mise en avant des articles et des commentaires vedettes et des derniers articles et chroniques publiés. Une certaine originalité de CentPapiers consiste en la présence d’un classement des meilleurs rédacteurs-auteurs du mois, à l’image de l’employé du mois dans les grandes entreprises. Il est également possible pour les internautes, ainsi que pour les autres rédacteurs de juger les textes proposés, selon des critères tout à fait personnels et donc de noter sur une échelle de 0 à 5 les publications qu’ils auront découvertes.

Le site en lui-même…

CentPapiers “roule” sous SPIP 1.9.2b. SPIP [2] est un système de publication pour l’Internet qui s’attache particulièrement au fonctionnement collectif, au multilinguisme et à la facilité d’emploi. C’est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU/GPL. Il peut ainsi être utilisé pour tout site Internet, qu’il soit associatif ou institutionnel, personnel ou marchand [3]. Ce système propose 3 statuts qui décrivent les internautes ayant une relation avec le site: les visiteurs, les rédacteurs et les administrateurs. Ces statuts permettent la création des droits de chacun. Ainsi les visiteurs n’ont le droit que de visiter la partie publique du site, les rédacteurs ont accès à la partie privée du site et ont le droit de proposer des textes, et les administrateurs, eux, ont tous les droits sur le site (relecture, correction, publication) des textes soumis. Ce sont les responsables moraux du site, c’est-à-dire qu’il leur incombe de réguler la relation idéale entre l’auteur et son œuvre.

Son modèle de participation/économique

Comme cité précédemment, seuls les citoyens inscrits officiellement sur le site participent à la création et au renouvellement de CentPapiers. Il faut également que ces textes soient acceptés par le comité éditorial. Cet organe de contrôle, s’assure du respect de 3 critères essentiels:

“1- L’article doit être rédigé dans un bon français et sans fautes d’orthographe.
2- Les informations contenues dans l’article doivent être vérifiables et vérifiées.
3- Les propos de l’article doivent être respectueux, sans porter atteinte à autrui.”

Cette plateforme donne également une grande importance aux Chartes journalistiques et aux codes de la déontologie [4].

Un moyen incitatif à faire partie de cette grande communauté a été trouvé à travers le partage des revenus obtenus grâce à la publicité avec tous les participants. En d’autre termes, plus le site aura du succès, plus les revenus publicitaires augmenteront et les auteurs percevront un “salaire” élevé. Pour le moment, comme l’explique très clairement CentPapiers, face aux faibles moyens financiers à disposition, la rémunération se fait en sélectionnant 3 auteurs au hasard. La procédure de redistribution sera modifiée lorsque les moyens financiers le permettront.

En conclusion, ce site se construit pour l’instant sur une sorte de bénévolat de la part des rédacteurs, avec la possibilité de recevoir une petite contribution financière si l’on est tiré au sort. Dans le futur, il se pourrait que les revenus touchent la grande majorité des rédacteurs, selon des critères qui ne sont pas encore établis par les administrateurs.

La base économique de ce site provient de la publicité.

Comparaison et critiques

Comparativement, le site Agoravox [5] se rapproche au plus près du site susmentionné, mais à une échelle européenne. Une différence quant à la modération est qu’elle ne se fait pas seulement à travers un comité éditorial, mais également par tous les rédacteurs qui ont publié au minimum 4 textes peuvent signaler un texte comme inapproprié. Un comité de rédaction est tout de même présent (composé de rédacteurs d’Agoravox, mais également d’experts issus de la société Cyblon [6] qui analysent les informations accessibles sur Internet). Une politique éditoriale existe également, elle explique les éléments qui doivent être respectés (propriété intellectuelle, pas de diffamation, ni d’incitation à la haine, au racisme, etc.). Par rapport à Rue 89 [7] cette fois, ce ne sont pas seulement des écrits d’internautes qui se retrouvent publiés sur le site, mais également des articles d’experts et, en majorité, de journalistes professionnels venant la plupart du journal Libération. Il y a donc trois “cercles” de rédacteurs, comme aime à l’expliquer Rue89 [8].

Le modèle de fonctionnement du site de Centpapiers me paraît tout à la fois viable et fiable. Premièrement viable dans le sens où ce genre de service est de plus en plus demandé, étant donné l’importante participation d’internautes à l’élaboration de tels projets. Une dizaine de textes sont envoyés chaque jour sur ce site, l’ensemble des écrits sont produits par près de 300 rédacteurs et lus par environ 100’000 visiteurs par mois [9], ces quelques chiffres suffisent à montrer l’engouement du public. Deuxièmement fiable, en notant la rigueur avec laquelle les articles et autres chroniques sont “inspectés” et vérifiés minutieusement pour répondre aux grands idéaux du journalisme de qualité. En ce point, je ne peux que m’incliner face à cette leitmotiv qui est, selon moi, la principale qualité de Centpapiers qui ainsi gardera son prestige et son nom. Par contre, une critique que je pourrais émettre est qu’il manque un moteur de recherche propre au site. D’expérience, un moteur général (en l’occurrence le site a installé le service Google) n’a aucun apport pour le site et embrouille d’autant plus le visiteur puisqu’il se retrouve projeté, selon ses mots-clés tapés, à des années-lumières d’un quelconque rapport avec Centpapiers, d’où une immense frustration et surtout beaucoup de temps perdu pour rien.

Sources

[1] http://www.centpapiers.com/Mea-Culpa-de-Raymond-Domenech,3891
[2] http://www.spip.net/fr_rubrique124.html
[3] http://www.spip.net/fr_rubrique91.html
[4] http://www.fpjq.org/index.php?id=deontologiefr
[5] http://www.agoravox.fr/
[6] http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=156
[7] http://www.rue89.com/
[8] http://www.rue89.com/qui-sommes-nous
[9] http://journaldelarue.wordpress.com/2008/04/12/media-sans-papier/

Un quoi?

C’est en quelque sorte un journal intime, un carnet de bord, d’idées, de pensées, de coups de gueule, de débats, généralement géré individuellement par la personne qui le met en ligne sur Internet.

Un blog, oui mais comment?

Il suffit de s’inscrire sur des sites proposant la création de blogs, de le configurer à son goût, de poster des billets (petits messages dans lesquels nous écrivons ce que bon nous semble et qui peuvent être agrémentés de son ou d’image), de diffuser son adresse, d’attendre des commentaires d’autres internautes-visiteurs, d’y réagir ou pas, et ainsi de rendre vivante la notion d’interaction.

Un maître-mot?

L’expression de soi. Tout peut être ramené à l’expression primitive de l’être humain et son besoin d’exister au-delà de son propre regard, son besoin d’être reconnu comme une personne différente d’une autre, comme une entité à part entière.

Un pouvoir?

Le blog peut être considéré comme des tentatives abouties ou non d’influencer son entourage virtuel, les autres internautes-visiteurs inconnus, bref la population 2.0 qui “tombe” sur notre blog, en créant une mode culturelle et/ou vestimentaire, en affichant ses opinions politiques et/ou philosophiques.

Un avenir?

Dans notre société de l’éphémère, du temporaire, y aura-t-il toujours une place pour les blogs? Je ne peux point vous répondre, mais je sais que l’Homme aura toujours besoin de s’exprimer, étant donné qu’il le fait depuis la nuit des temps. Alors à vous d’exprimer votre conclusion, moi il semblerait qu’elle est implicitement donnée dans ces quelques lignes…

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